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N° 4
AVRIL 2005
Pourquoi nous dirons oui à la Constitution européenne.
La campagne du référendum du 29 mai
Tout doux, tout doux, le tourisme en Pays de Savoie.
Le Conseiller Général Denis Bouchet.
Pour les femmes de Turquie.
Les Droits de l’Homme sont bafoués?
Regard sceptique sur la Polynésie et la Savoie.
De notre lecteur Jacques Derrieux, à Paris:
Les papillons: ils font aussi partie de notre patrimoine!
Ne jetez pas vos piles à la poubelle!
La collecte des piles électriques usagées
Les mots croisés du Savoisien.
Deux cruciverbistes savoisiens, "le jeune" et "l'ancien"
Les Savoyards travaillent pour la France!
"La France a du talent - Savoie - Produits de Savoie".
La France nuit à l’Europe… et à la Savoie!
La France nuit à la faune et la flore d’Europe
Libérer sa voie?
L’assurance maladie en France...
Traitement des déchets
Dieu recycle, le diable brûle!
Quel avenir pour Nice?
Entretien avec Alain Roullier,
Plaques d'immatriculations savoisiennes.
Membres de la Ligue, équipez votre véhicule
Bloc-notes
Saint-Pierre en Faucigny et Grésy sur Aix
 
 
Éditorial.
 
Pourquoi nous dirons oui à la Constitution européenne.
 
La campagne du référendum du 29 mai est donc lancée, dans une médiocre confusion qui ne nous fera pas changer d'avis: ce sera oui, sans illusions mais pour les chances de la Savoie.
L'opinion s'agite et s'émeut sur une foule de sujets qui bien évidemment ne disparaîtraient pas au lendemain d'une victoire du non! Les avancées juridiques du traité constitutionnel (simplification, décisions plus claires et plus faciles, subsidiarité renforcée...) sont modestes mais elles existent, nous y reviendrons le mois prochain. Les refuser ne servirait absolument à rien. Mais aujourd'hui le débat, au lieu d'être juridique et politique, n'est que passionnel. Les partisans du non rêvent d'effacer 50 ans de construction européenne!
Les Français ont peur, et ils ont bien raison: la France "n'est plus dans le coup" en Europe, elle décroche. Dans une Union à 15, elle peinait déjà à imposer ses vues. Avec 25 États membres, c'est carrément impossible.
La dynamique européenne est du côté des petites et moyennes nations, qui développent rapidement leur prospérité; les freins et les poids morts sont surtout au Royaume-Uni, en Allemagne, et encore plus en France. En Savoie, c'est clair, nous devons nous inspirer des petites nations qui toutes acceptent sans réserves la nouvelle Constitution. Une autre attitude nous enfermerait dans une logique franco-française dont nous connaissons la stérilité. Il faut que l'Europe sape l'arrogance française pour de bon, et alors la Savoie pourra espérer s'émanciper, reprendre son essor économique et social.
Tel est le pari d'avenir des Savoisiens, pour l'Europe et pour la Savoie européenne.
Patrice Abeille,
Directeur de la rédaction.
 
 
Tout doux, tout doux, le tourisme en Pays de Savoie.

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Les réalisations de l'Assemblée (des Pays) de Savoie depuis 2001 sont, on le sait, particulièrement modestes. Même son président Ernest Nycollin en convient publiquement. Cette Assemblée, seul organe politique censé représenter la Savoie toute entière, a, par inertie et manque de volonté, raté le tournant de la décentralisation Raffarin. Cependant elle continue de gérer quelques compétences, dont le tourisme. Dans ce domaine, le Conseiller général Denis Bouchet (élu du canton du Biot, en Haut Chablais) semble déterminé à mettre un terme à la dispersion des moyens entre Savoie, Haute-Savoie et Paris (Maison de Savoie, une ambassade très coûteuse qui existe depuis les années 1930). Nous lui donnons la parole. Denis Bouchet, qui n'appartient à aucun parti politique, avait rendu une visite de courtoisie au 7e. Congrès de la Ligue Savoisienne, à l'automne 2002 à Sciez en Chablais.
Entretien.
Le tourisme n'est-il pas l'exemple type d'une activité spontanée, découlant des initiatives d'une multitude d'acteurs privés, chacun développant son marketing pour attirer sa propre clientèle? Quelle est, dans ce secteur, la nécessité de l'action publique?
— C'est toute la difficulté de l'exercice! Le tourisme, par nature, a démarré avec des initiatives individuelles; on peut remonter aux établissements monastiques sur les cols alpins, la tradition d'accueil est très ancienne. L'éducation elle aussi a commencé par une multitude d'initiatives privées! Mais aujourd'hui le tourisme est passé de l'artisanat à une véritable industrie. La collectivité y trouve un gisement d'emplois et de recettes fiscales. Donc il y a nécessité d'organisation collective, tous les acteurs privés le reconnaissent.
Les syndicats d'initiative, créés par les hébergeurs et commerçants, ont dû passer par le percepteur pour devenir des offices de tourisme, afin que toutes les entreprises cotisent. Pour entreprendre des actions plus larges, il a fallu constituer des structures départementales, régionales, nationales.
 
Il s'agit donc d'une redistribution partielle des impôts payés par les opérateurs du tourisme?
— En effet il est difficile de financer la promotion d'une station par des contributions volontaires. Avec le financement public, tous les acteurs économiques sont à égalité. Dans une station, les commerçants et même les artisans vivent du tourisme comme les hébergeurs. Par la force des choses, les municipalités ont pris les choses en main dans le cadre des offices du tourisme. La taxe de séjour s'est généralisée et a abondé les budgets. Il y a eu des regroupements par massifs (Aravis, Portes du Soleil...) voire par vallées, puis à l'échelle de tout un département.
 
Comment s'articulent tous ces organismes: station, massif, vallée, département, Pays de Savoie, région Rhône-Alpes, Maison de la France? Il y a aussi les PAM (Professionnels Associés de la Montagne) et j'en oublie sûrement... Et quelle est la fonction spécifique de la structure Savoie? Qui fait quoi?
— La loi de 1992 organisant le tourisme a confié aux communes les offices du tourisme, a régi le fonctionnement des ATD (Associations Touristiques Départementales) et a institué les CRT (Comités Régionaux du Tourisme). La Maison de la France, elle, dépend directement du ministère du Tourisme. Comme dans toute l'organisation politique de la France, il n'y a pas de tutelle d'un niveau sur un autre, heureusement, mais c'est compliqué. Personne n'a autorité sur l'autre. Souvent, on ne sait plus qui fait quoi. En plus les CCI (Chambres de Commerce et d'Industrie) se lancent parfois dans des opérations touristiques, on se demande pourquoi...
Dans cette multitude d'initiatives, il y sûrement un peu de perte de moyens.
 
Il y a donc concurrence entre des opérateurs publics?
— Et pourquoi pas? Si on se coordonne bien... Si on fait tous la même chose, c'est ridicule. Cela n'arrive pas que dans le tourisme, d'ailleurs. Mais en pratique on se partage les rôles. La Maison de la France et les CRT vont beaucoup à l'international; la nouvelle structure Savoie a son ambassade à Paris et va se développer en Europe, mais elle n'ira pas en Chine... On essaie de moins se marcher sur les pieds, mais tout ça n'est pas très coordonné.
 
Concurrence, pourquoi pas? Mais à condition de pouvoir en mesurer l'efficacité! La Maison de Savoie à Paris existe depuis les années 1930, les ATD sont déjà anciennes: avez-vous une idée de ce que ça a coûté et de ce que ça a rapporté?
— Dans le tourisme, on ne mesure jamais la retombée. L'ATD Haute-Savoie consomme environ 3 millions d'euros de crédits (à peu près comme l'office du tourisme d'Annecy) mais il est très difficile d'évaluer ce que rapportent ses actions. Sur une quinzaine d'employés à l'ATD, cinq ou six animent la centrale de réservations: c'est une activité qui s'autofinance, c'est un peu du commerce à l'intérieur du service public, c'est la seule partie vraiment mesurable.
On a trois structures (Maison de Savoie et deux ATD) qui regroupent cinquante personnes, c'est aussi important que le CRT Rhône-Alpes, ce n'est pas rien! Là, il y a certainement des économies d'échelle à faire.
 
J'allais vous poser la question: les économies d'échelle ont-elles été évaluées? Et quel sera le nom de la nouvelle structure unique? Sera-t-elle placée dans la compétence exclusive de l'Assemblée (des Pays) de Savoie ou au croisement de trois assemblées? Et comment se passe votre coopération avec votre homologue de Savoie sud Vincent Rolland (qui a succédé à Hervé Gaymard comme député)?
— Nous ne maîtrisons pas les activités de la Maison de la France, du CRT et des CCI, mais au moins entre nous il faut éviter de se marcher sur les pieds. Depuis deux ou trois ans nous préparons le regroupement des trois structures Savoie, pour supprimer les pertes de temps (réunions), d'argent et d'énergie. Trois directeurs, trois conseils d'administration, trois centrales de réservations, cela doit être simplifié. Internet a bouleversé les méthodes. Notre rôle est d'être présents quand il y a un manque, et de se retirer si la place est prise par une initiative locale, même si ce n'est pas facile de démonter une structure qui marche. Les centrales d'Annecy et de Chambéry ont déjà l'habitude de travailler ensemble. Il y a déjà une brochure "groupes" qui offre des séjours d'une semaine dans tous les Pays de Savoie, ça fonctionne bien, avec des groupes éventuellement envoyés par la Maison de Savoie. Il n'y a pas d'agence de voyages privée sur ce marché.
Il faut donner à la Maison de Savoie à Paris des tâches plus précises, avec une action européenne, vers Bruxelles, Londres et Milan. Il faut aller dans les salons touristiques, on n'a pas besoin de vitrines sur l'avenue de l'Opéra. Il faut aussi rencontrer la presse spécialisée.
Je m'entends bien avec Vincent Rolland, nous coprésidons la commission Tourisme et montagne de l'Assemblée des Pays de Savoie et la Maison de Savoie. C'est un peu plus difficile d'arriver à une structure unique sous un nom commun, mais je crois que l'appellation "Savoie Mont-Blanc" devrait s'imposer.
 
Quel est le calendrier de mise en place?
— Cela va aller assez vite. Désormais c'est le Bureau de l'APS qui est chargé du dossier, et non plus les Départements. On a déjà bien avancé. Les cartes et les brochures sont communes. Le budget est de 1,4 millions d'euros pour le fonctionnement de la Maison de Savoie et de 1,7 millions pour les actions de marketing et communication, pour 2005.
Au cours de l'année 2005 nous devrions arriver à dissoudre les deux ATD, et modifier les statuts de la Maison de Savoie pour y englober toutes les activités.
 
Pourquoi acheter des bureaux à Paris pour succéder à la Maison de Savoie (dont le bail avenue de l'Opéra s'achève en 2005) si, comme vous le déclarez à la presse, "le marché parisien se dérobe"?
— L'implantation à Paris s'est trop cantonnée au marché de l'Île de France, il faut qu'elle soit un point de départ vers la France, la Belgique, le Luxembourg, l'Angleterre. Il nous faut une base à Paris mais que cette base soit mobile et assure une présence dans les salons spécialisés. Car les congés parisiens ne sont plus déterminants pour la fréquentation touristique en Savoie.
 
Sur 50 personnes employées dans les trois structures actuelles, vous pensez en garder combien?
— Il n'y aura pas de licenciement, mais des changements hiérarchiques et de lieux de travail. Les employés de la Maison de Savoie ne sont pas tous savoyards, certains n'accepteront pas de venir à Chambéry ou Annecy. Il en restera une quarantaine au total. Le Directeur de l'ATD de Haute-Savoie est parti, la directrice de la Maison de Savoie ne revendique pas le poste de direction de la nouvelle structure. Le titulaire reste à choisir. Il y a un peu de retard aussi à cause du procès du tunnel du Mont-Blanc, qui occupe beaucoup Michel Charlet (maire de Chamonix, et président de l'ATD 74) avec qui je m'entends très bien.
 
Vous avez dit vouloir "remettre l'habitant au cœur de l'enjeu touristique". Est-ce compatible avec le poids de sociétés comme la CDA, la STVI, Pierre et Vacances, Maeva? Est-ce compatible avec le poids très important des résidences secondaires?
— C'est très difficile. Les élus se sont laissé tenter et ont cédé le pouvoir. Il faut au moins les encourager à ne pas continuer sur cette voie. Les grosses sociétés veulent toujours plus, mais les élus locaux ne peuvent plus rien faire. Et ces sociétés sont purement financières, elles peuvent revendre du jour au lendemain. Il aurait mieux valu garder les domaines skiables en régie communale: même si la gestion est moins bonne, l'argent reste dans la commune.
 
Les Départements ne gèrent ni l'urbanisme, ni l'eau, ni l'affermage des remontées mécaniques: de quels moyens disposez-vous?
— Les moyens sont très limités. Nous soutenons une dizaine de stations de moyenne montagne qui font encore du chiffre les bonnes années et qui sont encore aux mains des communes. Les deux Départements prélèvent une taxe de 2% sur les forfaits de ski, ce qui nous donne 4,5 millions d'euros pour cette politique, et les budgets départementaux doublent cette somme. Mais si les petites stations périclitent, on est dans les choux!
 
Avez-vous ciblé la clientèle que la nouvelle structure devra atteindre?
— Pour l'instant nous avons donné la priorité aux centres de vacances. Les enfants, les jeunes, sont les clients de demain, et la Maison de Savoie a pour mission de remettre en marche les classes de découverte et les séjours de groupes de jeunes. En Haute-Savoie nous avons environ 400 centres de vacances, dont plus de la moitié sont privés. Les centres privés et associatifs sont regroupés dans l'association Haute-Savoie Juniors, soutenue par le Conseil Général.
Si la région parisienne nous envoie moins de clients, c'est la conséquence d'une douzaine d'années de déclin des centres de vacances: on ne fait pas assez connaître la montagne aux enfants et aux jeunes.
 
Vous voulez (je vous cite) "un développement de la montagne savoyarde compatible avec une protection forte de l'environnement et la prise en compte des évolutions climatique". N'est-ce pas la quadrature du cercle?
— Alors que notre industrie est menacée par les délocalisations, ce n'est pas le moment de lâcher le tourisme. Mais il ne faut pas faire n'importe quoi. La nature est à préserver, ce n'est pas incompatible avec l'activité touristique. Cette année nous laisse espérer que les climatologues se trompent un peu, mais il faut rester prudent car les dernières années montrent un réchauffement.
Nous aidons les stations de moyenne montagne car elles répondent à un besoin: quand il y a de la neige elles sont remplies, elles permettent aux gens du pays de skier à un coût moindre, et elles sont à proximité des centres urbains (Semnoz, Margériaz, Hirmentaz, Mont-Saxonnex...). On ne sauvera pas tout, mais il faut en sauver. Nous faisons des contrats d'objectifs avec les stations qui ont des centres de vacances.
 
L'enneigement artificiel se développe et pose deux problèmes: la ressource en eau et les températures positives qui le rendent inopérant. Qu'en pensez-vous?
— Il faut des équipements raisonnés, il ne faut pas aller à l'excès. Nous sommes d'accord pour équiper les retours de pistes orientés au nord. On arrive à faire des réserves d'eau qui servent aussi l'été pour le bétail en alpage. Il y a eu des erreurs: bâches en plastique glissantes qui obligent à grillager la réserve! Ceux qui font du suréquipement échappent à notre influence car ils ont les moyens et ne demandent pas de subventions.
Je siège dans une commission UTN (Unités Touristiques Nouvelles) et je croyais que ces commissions étaient un frein à tout développement. Mais je m'aperçois que l'État a tendance à laisser tout faire, plusieurs stations veulent doubler le nombre de lits pour rentabiliser leurs remontées: Sainte-Foy Tarentaise, Aussois... Je comprends la logique des seuils, je comprends Aussois qui a peut-être besoin de 3000 lits supplémentaires pour faire fonctionner un cinéma, une pharmacie. Mais je suis effrayé par la logique de fuite en avant: nouvelles remontées entraînant une exigence de nouvelles constructions. Et on va accuser les promeneurs à pied ou en raquettes de ne pas être clients aux remontées! Cela fait un peu peur.
Il n'y a pas de plan d'ensemble. Le Conseil général n'a prise que sur les stations en difficulté qui ont besoin d'argent public.
 
Que vous apportent les organisations internationales?
— La Haute-Savoie est chef de file d'un projet alpin qui essaie d'améliorer la mobilité touristique en facilitant les transports en commun. C'est indispensable, car nos routes ne pourront pas être élargies et sont de plus en plus engorgées.
 
J'ai entendu Lucien Caveri (l'assesseur au tourisme de la Vallée d'Aoste) dire qu'il faut se regrouper pour "vendre" les Alpes dans les pays lointains au lieu de rester divisés (Suisse, Italie, France). Que faites-vous dans ce sens?
— Nous participons au projet de la Via Alpina: un sentier de randonnée qui va de la Slovénie à Monaco, en passant bien sûr par la Savoie. C'est une belle idée pour fédérer nos différents peuples autour de notre patrimoine de montagne.
 
Quel est votre principal souci pour l'avenir?
— Il faut faire attention: si l'action publique est trop forte et se combine avec la très grande professionnalisation des sociétés privées, les associations se retirent. Les stations n'ont plus rien d'authentique, elles se contentent d'acheter des "évènements" à des prestataires. On a une montagne totalement déshumanisée, un pur produit de consommation. Donc il faut rester modeste et prudent, apporter ce que l'argent public peut apporter mais ne pas trop en faire.
Propos recueillis à Annecy le 4 mars 2005 par Patrice Abeille et Pierre Ottin-Pecchio.
 
 
 
Pour les femmes de Turquie.
 
Encore une fois ce grand pays qu'est la Turquie fait parler de lui. Après avoir criminalisé l’adultère pour les femmes en octobre 2004, loi toutefois vite retirée suite au sermon de l'Union européenne, voilà que ce pays s’en prend aux femmes qui manifestaient pacifiquement le 6 mars 2005 à Istanbul, deux jours avant la journée internationale de la femme.
Les manifestantes étaient-elles si dangereuses? La police jugea bon de les gazer, de les battre à coup de matraques et de pieds, de les traîner à terre... Avaient-elles décidé tout à coup de ne plus obéir, de s’émanciper à jamais, de réagir, ou alors avaient-elles eu l’indécence de vouloir être simplement elles-mêmes, d’assumer leur féminité et leur force? Nous ne le saurons jamais, mais la réaction de la police dans cette affaire est indigne d’un pays qui demande son adhésion à l’Union européenne.
La Turquie, un pays en pleine modernité, peut-on le croire? Les Droits de l’Homme sont sans cesse bafoués et la condition de la femme tellement difficile et incertaine! Cet usage disproportionné de la force est inquiétant, d’autant plus inquiétant que la Turquie demande son adhésion à l’Union européenne.
Dans son exposé, lors du 9e. Congrès de la Ligue savoisienne à Bourg Saint-Maurice, Monsieur Jules Mardirossian, président du CEDIA, disait: "La société turque est une société violente, bien plus violente que d’autres sociétés musulmanes". Il est vrai que ce grand voisin oriental pose bien des controverses, la Turquie méprise la communauté arménienne en niant la réalité du génocide des Arméniens, elle nous contrarie en bafouant constamment les Droits de l’Homme.
Les partis de gauche et de droite en France et en Allemagne prétendent qu’il ne faut pas faire de discrimination envers un peuple sous prétexte que sa culture est différente. Mais dans un avenir plus ou moins proche, l’Albanie, le Kosovo ou la Bosnie, où se pratique un islam modéré, européanisé, rejoindront l'Union européenne et personne n’y trouvera à redire. La Turquie au contraire se ré-islamise sous l’influence des fondamentalistes. "Ce n’est pas tant l’islam qui pose un problème, disait encore Jules Mardirossian, mais le fait que cet islam soit instrumentalisé et cela ne manquera pas de poser problème en Europe".
La Turquie s’engagera-t-elle un jour sur la voie de la démocratie? Voilà déjà 40 ans qu’elle essaie mais la dictature militaire n’a rien perdu de son pouvoir d’oppression. Les femmes en Turquie ont eu le droit de vote bien avant nous, et maintenant elles ont acquis le droit de courir!
Evelyne Anthoine.
 
 
Regard sceptique sur la Polynésie et la Savoie.
 
De notre lecteur Jacques Derrieux, à Paris:
Il est très bien que Le Savoisien s'intéresse à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Ainsi le journal a déjà publié plusieurs articles concernant la Polynésie. Le rédacteur tente de faire un parallèle entre la Savoie et la Polynésie, cependant rien ne semble les rapprocher. La Savoie est une région très riche, très cultivée intellectuellement et celle-ci pourrait sans aucun doute vivre autonome ou indépendante. La Polynésie est un pays pauvre sans aucune ressource, aucune industrie et son tourisme dégringole d'année en année. Les derniers chiffres sont ridicules, soit à peine 200000 touristes en 2004. De plus dans les touristes sont comptés les Français de Métropole qui viennent voir leur famille vivant à Tahiti. La Polynésie ne peut certainement pas envisager de vivre seule et il lui faut choisir, soit conserver la tutelle de la France, soit en chercher une autre (Australie, Nouvelle Zélande, USA).
Ainsi M. Temaru, qui se disait fervent indépendantiste depuis trente ans, n'a-t-il pas déclaré le lendemain de sa première élection, en mai dernier, que l'indépendance n'était plus une priorité mais qu'il faudrait l'envisager dans quelques dizaines d'années? M. Temaru a été destitué après six mois de gouvernance par M. Flosse. Ensuite une crise politique s'est installée et de nouvelles élections ont été organisées.
La campagne électorale a été très active, avec de nombreux défilés (à pied ou en voitures) autour de l'île de Tahiti. Plus le temps passait, plus les drapeaux français étaient nombreux dans les deux délégations (indépendantistes et UMP locale autonomiste). Cette apparition de drapeaux français semble montrer une réelle crainte pour l'avenir de la part des manifestants.
Le 3 mars 2005 M. Temaru a donc été élu pour la deuxième fois président du Territoire de la Polynésie, et cela avec une majorité de 29 voix sur 57 conseillers territoriaux, soit une seule voix d'écart, ce qui ne règle encore une fois pas du tout le problème. La Polynésie se retrouve encore avec une majorité excessivement fragile. Quand on connaît la rapidité de retournement de conviction de certains élus Polynésiens, on ne peut être que très prudent quant à la suite des évènements. M. Temaru peut très bien, s'il ne se montre pas dynamique et rapidement efficace, subir une nouvelle motion de censure dans les mois ou l'année qui viennent. M. Flosse, qui est un dinosaure de la politique, va attendre, prêt à foncer à nouveau sur sa proie. Il ne sera pas difficile de trouver un ou deux conseillers pour changer de camp à nouveau dans quelque temps. Certains conseillers sont spécialistes du fait et facilement convaincus par des arguments de poids.
Je pense donc qu'il n'est pas bon pour les Savoisiens de prendre comme exemple celui de la Polynésie. Si la Savoie n'a jamais demandé à être française, la Polynésie aurait été cédée à la France par la dernière reine, Pommare, et ce bien avant que la Savoie ne soit annexée par la France en 1860.
Enfin, s'il y a beaucoup d'indépendantistes en Polynésie (ce sont d'ailleurs les défavorisés et les plus pauvres, ceux qui n'ont rien à perdre et rien compris au fonctionnement du pays), il n'est pas du tout prouvé que les indépendantistes soient nombreux en Savoie, en dehors des quelques lecteurs et abonnés du Savoisien.
J.D.
Commentaire:
 
M. Derrieux, qui a vécu à Tahiti, a certainement raison d'être prudent et même sceptique quand il commente les évènements récemment survenus en Polynésie. Toutefois il commet deux erreurs de jugement.
Premièrement il oublie que Le Savoisien n'a jamais présenté la Polynésie française comme un modèle, mais a mis en relief la différence qui sépare ce territoire de la Savoie, pour tirer la conclusion (le "paradoxe savoyard") qu'il devrait se trouver beaucoup plus d'indépendantistes en Savoie qu'en Polynésie.
Deuxièmement, M. Derrieux, vivant à Paris, ne prend en considération que les lecteurs et abonnés du Savoisien. Quand on vit en Savoie, on sait (et des sondages réalisés en 2000 nous le confirment) que le projet de souveraineté de la Savoie recueille des sympathies bien au delà des seuls lecteurs et abonnés. Ce courant d'opinion était évalué en 2000 à 20%. Qu'en est-il aujourd'hui, alors que le naufrage de la France, que nous annonçons depuis dix ans, se confirme? Il faudrait une consultation populaire pour le mesurer...
 
 
Les papillons: ils font aussi partie de notre patrimoine!
 
par Philippe Francoz.
Parmi les milliers d'espèces d'insectes que l'on peut trouver en Savoie, les papillons ont toujours attiré le regard du promeneur. La beauté, la grâce, la fragilité de certains, ou simplement une forme ou une couleur bizarre en sont peut-être les causes.
Aujourd'hui, je vous parle d'une espèce que tout adepte de ballades en montagne a pu apercevoir en été, planant de son vol léger au-dessus d'une prairie alpine: l'Apollon.
Cet insecte (Parnassius apollo L.) appartient à la famille des Papilionidés. C'est un papillon de jour, les scientifiques disent "rhopalocère".
En Savoie, il a deux cousins: le Petit Apollon (Parnassius phoebus Fab.) et le Semi-Apollon (Parnassius mnemosyne L.). Ces trois espèces sont en principe protégées.
En tout, il y a plus de 60 espèces de Parnassius que l'on trouve des sierras espagnoles jusqu'à la presqu'île du Kamchatka (Sibérie). On retrouve même une espèce en Californie.
L'Apollon fréquente la zone subalpine (1600-2400 m) mais peut descendre en zone montagnarde jusqu'à moins de 1000 m. Sa présence est liée à certaines plantes qui sont la nourriture des chenilles (orpins, joubarbes, saxifrages). Les chenilles, issues d'oeufs pondus en été, peuvent commencer leur vie à deux moments différents. Certaines naissent tout de suite en automne, et dans ce cas elles s'alimenteront un peu puis hiberneront jusqu'au printemps pour finir leur croissance. Dans le deuxième cas, c'est l'œuf qui hiberne et la chenille fera son cycle d'une seule traite au printemps. Les chenilles ne s'alimentent que par temps ensoleillé.
La nymphose (chrysalide) a lieu en juin, dans un cocon tissé sous une protection quelconque (pierre, mousse). L'adulte apparaît 15 jours plus tard.
 
La protection du papillon Apollon.
Comme énoncé précédemment, cet insecte est protégé en France, comme du reste beaucoup d'autres. Mais qu'est-ce que cela signifie?
Voici un extrait de l'arrêté du 22 juillet 1993, concernant la liste des insectes protégés sur le territoire national (la France) paru au J.O. du 24/9 de la même année:
 
Article 1er.
"Sont interdits, sur tout le territoire national et en tout temps, la destruction ou l'enlèvement des œufs, des larves et des nymphes, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la préparation aux fins de collections des insectes suivants ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente ou leur achat"
(suit une liste d'insectes).
Réalité ou utopie, je me pose des questions quand la préfecture répond ceci à un courrier lui signalant la présence d'un papillon protégé sur un site nouveau:
"je précise que cette protection est destinée à protéger l'insecte lui-même et non son habitat."
"Compte tenu de tous ces éléments, aucune intervention réglementaire ne peut être réalisée tant que la destruction du papillon ou de sa larve n'est pas effective"
 
L'Apollon est-il vraiment protégé?
Certaines chenilles n'acceptant qu'une seule plante comme nourriture, il suffit par "inadvertance", de détruire la plante pour faire disparaître le papillon (ou un autre insecte). C'est souvent le cas lorsqu'on permet la construction d'une usine (ou autre infrastructure) qui va bien sûr créer des dizaines d'emplois... jusqu'à leur délocalisation dans des pays plus avantageux.
Vive la mondialisation et les belles promesses!
Ph. F.
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Courrier préfectoral (Voir journal), qui reconnaît également la présence de piles électriques dans des dépôts issus de l'incinérateur de Chambéry. Le secrétaire général de la préfecture, Jean-Michel Porcher, reconnaît que "cette protection est destinée à protéger l'insecte lui-même et non pas son habitat" et que "aucune intervention réglementaire ne peut être réalisée tant que la destruction du papillon ou de sa larve n'est pas effective". Bonne chance pour l'Apollon et ses chenilles...
 
 
 
 
Ne jetez pas vos piles à la poubelle!
 
Depuis janvier 2001 la collecte des piles électriques usagées par les points de vente est obligatoire.
Ces objets usuels sont, après usage, des déchets dangereux. C'est pourquoi la loi impose aux fabricants et distributeurs (grandes surfaces, photographes, magasins de jouets, de bricolage, de hi-fi et video...) de mettre gratuitement à la disposition des consommateurs des conteneurs destinés à la récupération des piles usagées.
Les piles contiennent des métaux lourds toxiques: nickel, cadmium, mercure, plomb, fer, zinc, calcium, aluminium, magnésium, lithium. C'est pourquoi elles constituent les déchets les plus polluants parmi nos ordures ménagères.
Entreposées dans les décharges et exposées aux intempéries, les piles usagées sont soumises à des dégradations entraînant l'infiltration des composants dans les sols et les cours d'eau: ils risquent de se retrouver dans la chaîne alimentaire. Une seule pile "bouton" au mercure pollue ainsi un mètre cube de terre pendant 50 ans...
On estime que sur 20 000 tonnes de piles vendues annuellement, 14 000 finissent dans les décharges, soit les deux tiers, autrement dit 114 piles à la minute partent à la poubelle!
Or le traitement de 100 tonnes de piles usagées permet la récupération d'environ 60 tonnes de métaux, dont 150 kilos de mercure. Le recyclage permet donc la récupération de matières premières et la fabrication de nouvelles piles, économisant ainsi les ressources naturelles (la plupart des composants des piles sont des matériaux non renouvelables). Si la totalité des piles usagées étaient retraitées, ce serait 10 000 tonnes de métaux et 10 tonnes de mercure au moins qui pourraient être réutilisées.
Alors, par respect pour l'environnement et les générations futures, pensons à mettre de côté nos piles et accumulateurs électriques, et déposons-les dans les déchetteries ou dans les conteneurs présents dans les magasins.
Marie-Françoise Mestrallet,
Union Santé Contre Pollution.
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Les mots croisés du Savoisien.
Deux cruciverbistes savoisiens, "le jeune" et "l'ancien", vous proposent chaque mois des énigmes à résoudre pour remplir leurs grilles. Il n'y a rien à gagner, mais vous pouvez montrer votre science à vos amis!
Voir le journal en vente chez votre marchand de journaux.
 
 
Les Savoyards travaillent pour la France!
 
Une grande enseigne commerciale implantée chez nous a choisi d'attirer l'oeil du consommateur sur les produits de Savoie par un panonceau rouge vif portant les mots: "La France a du talent - Savoie - Produits de Savoie".
Cette enseigne a donc compris qu'il n'y a qu'une Savoie, et que la division entre deux Départements (Savoie et Haute-Savoie) ne sert qu'à affaiblir l'identité savoisienne. Mais elle n'a pas encore compris que l'annexion, même si elle perdure depuis 1860, ne saurait nous lier définitivement à la France, et que l'avenir de la Savoie est bien plus européen que français...

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Bloc-notes.
samedi 9 avril.
Le Savoisien sera présent à la Foire de Saint-Pierre en Faucigny toute la journée du samedi 9 avril: rendez-vous à son stand!
dimanche 8 mai.
Les Savoisiens de la région aixoise font le pain de mai à Grésy sur Aix, au village des Filliards (suivre les flèches depuis le chef-lieu de Grésy). Rendez-vous sur place pour manger du bon pain, de la bonne tomme, et boire (avec modération) quelques canons en bonne compagnie!

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La France nuit à l’Europe(1)… et à la Savoie!
 
"La France nuit aux efforts déployés pour préserver la faune et la flore d’Europe et sape les actions en faveur d’une meilleure gestion des risques pour l’environnement et la santé humaine" (Communiqué de la Commission Européenne, 12 janvier 2005).
On savait déjà que la France est un mauvais élève, qui néglige ses devoirs et les rend toujours en retard. Mais cette fois ça barde! L’Europe en a ras-le-bol, après le deuxième avertissement ça va être maintenant la punition…
Une punition pour qui? Pas pour le Président Chirak, pas pour Raffarin, pas pour les ministres ni pour l’Administration, non, bien qu’ils soient responsables de ne pas respecter ou faire respecter les engagements signés par la France! Pas non plus pour les députés et sénateurs de la majorité qui auraient dû voter de nouvelles lois. Non, la punition sera pour les contribuables de payer les amendes infligées par l’Europe: plusieurs dizaines de millions d’euros. C’est peinard d’être politicien ou fonctionnaire en France: responsable peut-être, mais jamais coupable!
Au fait, qu’est-ce qu’elle lui reproche, l’Europe, à la France? De ne pas avoir transposé en lois françaises plusieurs directives européennes sur l’environnement. Celles de 1979 sur les oiseaux sauvages, de 1990 sur l’accès à l’information sur l’environnement, de 1990 sur les OGM, de 1992 sur les habitats d’espèces végétales ou animales, de 2003 sur le déversement de substances dangereuses dans l’eau et de 2004 sur les déchets des véhicules hors d’usage.
Nous sommes dans la situation invraisemblable d’avoir à payer des amendes parce que l’État français ne nous protège pas!
Mais, dites-moi, si la France est un État nuisible, pour l’Europe et pour nous en Savoie, qu’est-ce qui nous oblige à la supporter indéfiniment?
Jean Aymard.
(1) "Le Monde" du 14/01/2005 et le "Canard Enchaîné" N°4395 du 19/01/2005
Santé et travail: Et un plan de plus!
La production de plans serait-elle devenue la principale activité du gouvernement français? Rien que pour la Santé, voici le troisième en un an: après le plan Cancer et le plan Santé-Environnement, voici le plan Santé-Travail (PST).
Il est vrai que le travail pose des problèmes de santé publique: les accidents de travail sont repartis à la hausse (1) ainsi que les maladies professionnelles (2). Mais celui qui est à l’origine de ce plan, annoncé en avril 2004, c’est plutôt le Conseil d’État qui, en mars 2004, avait reconnu la responsabilité de l’État dans l’affaire de l’amiante, catastrophe sans précédent dans l’histoire des maladies professionnelles (3), en soulignant que les pouvoirs publics n’avaient entrepris "aucune recherche afin d’évaluer les risques".
Qu’à cela ne tienne! Le plan Santé-Travail prévoit de créer une nouvelle "agence publique" qui répondra de l’évaluation des risques pour les ministères, en plus de charger l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) du suivi des travailleurs.
Pour le contrôle de l’application des règles de prévention (4) le PST prévoit diverses mesures mais ne finance que 30 nouveaux postes, alors qu’il en faudrait 800 pour que la France rejoigne la moyenne européenne! À quoi bon de nouveaux inspecteurs puisque leurs rapports sont souvent classés sans suite, ce que déplorent les médecins du travail (5).
On s’attend maintenant à la prochaine sortie d’un plan Santé-Coiffure qui annoncera triomphalement: Demain on rase gratis!
Jean Aymard
  1. 760.000 accidents avec arrêt de travail et 700 morts en 2002.
  2. 35.000 cas, soit +14%, en 2001.
  3. Voir l’article "Amiante: économie ou santé publique? Le choix qui tue" dans Le Savoisien n°2, février 2005.
  4. Règles insuffisantes, tardives et peu observées pour l’amiante.
  5. Selon le Syndicat professionnel des médecins du travail "il faut des condamnations plus fréquentes et plus sévères" des employeurs.
 
Libérer sa voie? Libérer la Savoie? Libérer Sa Voie!
 
Commencer par se libérer soi-même pour pouvoir libérer son pays, c’est le sens du message que nous adresse Michel Fontaine dans son ouvrage Libérer Sa Voie (à paraître) dont Le Savoisien publie de larges extraits.
Michel Fontaine, né en 1947, Docteur en Médecine, vit à Chamonix où il exerce la médecine générale depuis une vingtaine d’années après avoir consacré plus de dix ans à la recherche médicale en immunologie.
C’est de sa réflexion de chercheur, de praticien au contact des malades et de Savoisien passionné de montagne qu’il tire le message fort qu’il nous adresse aujourd’hui.
L’assurance maladie repose en France sur le postulat que toutes les maladies sont dues à un hasard injuste qui frappe aveuglément de pauvres victimes innocentes, pour lesquelles la collectivité –donc les personnes bien portantes- doit assumer la prise en charge. L’irresponsabilité de l’individu face aux maux dont il souffre y est admise comme un principe indiscutable et le seul vécu que le système français autorise au patient est celui d’un scénario de victime avec toutes les excuses et les démissions que cela peut éventuellement lui permettre. La solution thérapeutique y est envisagée comme extérieure à l’être humain, comme un don que la science et la société lui font pour compenser sa nature défaillante et évacuer la maladie considérée comme un non-sens.
A l’opposé, aux États-Unis, une autre donnée est en train d’être explorée et de sortir du domaine de l’hypothèse, pour s’avérer, à la lumière de l’expérience, être la valeur qui a toutes les chances de remplacer celle de l’exemple français: nous avons à découvrir jusqu’à quel point nous sommes responsables des "maux" qui nous frappent et à explorer le champ de notre responsabilité dans leur genèse. Ils parlent alors pour nous dans ce que nous n’avons su exprimer en "mots" de notre vécu, de nos problèmes de personne. Ils expriment symboliquement des contenus psychiques auxquels nous avons refusé l’accès à notre conscience. En quelque sorte ils sanctionnent notre manque de savoir vivre, l’expérience que nous n’avons pas su ou voulu tirer de notre vie, les aliénations ou les inhibitions que nous avons reçues ou infligées à notre nature pour la rendre acceptable à notre culture.
Dans ce système de référence, les maladies —dans la genèse desquelles nous avons à découvrir notre responsabilité— ne sont pas des ennemis à vaincre mais des ensembles de messages que la vie nous donne pour nous faire prendre conscience des endroits où nous lui faisons injure.
 
La prise en charge et l’assistance systématique de l’être humain le fait démissionner de lui-même et de la vie.
L’influence des conditions extérieures est considérée comme révélatrice de notre incomplétude. Elle ne nous décharge pas de notre responsabilité car en dernier ressort nous ne sommes déterminés par l’extérieur que si nous acceptons de l’être et fermons les yeux à notre liberté. Un jour nous pouvons découvrir, si nous le souhaitons, que nous avons le choix de notre façon de répondre au monde extérieur et à ses événements et donc de nous déterminer en face d’eux. Ainsi, l’acceptation de l’idée de notre éventuelle responsabilité dans la genèse de nos maux, même ceux qui nous paraissent accidentels, est la condition indispensable qui permettra d’explorer et de faire ce travail de prise de conscience. Tout scénario de victime s’y oppose (1).
Dans cette optique, la médecine de prise en charge prônée par la Sécurité Sociale et l’Etat français, à laquelle l’individu s’en remet corps et âme, le fait démissionner de lui-même, l’écarte de la responsabilité de soi nécessaire pour envisager d’affronter sa maladie comme étant une partie, une création de lui-même. À l’opposé, l’aide médicale qui conviendrait le mieux peut alors être conçue comme une médecine qui l’aidera, à terme, à se reprendre en charge, et qui lui facilitera le cheminement vers la reprise et la bonne gestion de son autonomie, vers la découverte de soi et l’élaboration du sens de sa maladie.
Dans ce système de références, c’est la révélation que l’individu fait à lui-même du sens de sa maladie qui épuiserait sa raison d’être et amènerait l’effet curateur. La solution thérapeutique ultime y est envisagée comme interne à l’être humain: il s’agit d’un potentiel naturel d’auto-guérison à libérer.
L’opposition entre ces deux conceptions de la maladie est volontairement décrite ici sans nuance et sans prudence de façon à mieux faire ressortir le contraste entre les symboles et les significations qu’elles incarnent. Celui qui utilise le potentiel d’excuses et le scénario de victime que sa maladie et sa société lui fournissent pour continuer à fuir la responsabilité qu’il en a, se fourvoie. Celui qui se donne les moyens de profiter de l’occasion qu’elle lui donne de se confronter à lui-même à travers la responsabilité qu’il en a, ouvre la porte à son évolution et à sa guérison.
M.F.
(1) Il est évident que certaines maladies échappent à ce schéma, mais la grande majorité devrait y répondre.
 
 
Traitement des déchets: Dieu recycle, le diable brûle!

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On ne sait plus quoi faire des ordures, des détritus, des déchets: chaque Savoisien en produit plus d’un kilo par jour, plus de 365 kg par an. Il y plus d’un million de Savoisiens et donc beaucoup plus de 365.000 tonnes de déchets par an dans les Pays de Savoie, car il n’est pas fréquent que les touristes emportent leurs poubelles, au contraire!
C’est un casse-tête pour nos maires et nos conseillers généraux et un casse-tirelire pour ceux qui payent, c'est-à-dire nous: vous et moi.
La loi du 15 juillet 1975 a attribué aux communes la responsabilité de la collecte et de l’élimination des déchets ménagers. La taxe pour les ordures ménagères a d’abord servi à payer les bennes qui ramassaient les poubelles et emmenaient les déchets dans une décharge. Dans les villes surtout, la place a vite manqué pour les décharges. Alors on s’est mis à brûler les ordures et autres déchets dans des chaudières d’usine puis dans des usines spéciales, les Usines d’Incinération des Ordures Ménagères ou UIOM.
Les décharges et la valorisation matière.
Les décharges ça puait, ça polluait les sources et les rivières. Bref, si l’on peut dire, ça n’a duré que dix-sept ans. La loi du 13 juillet 1992 a fixé un ultimatum aux communes en interdisant à partir de 2002 la mise en décharge des déchets bruts. Ce qui signifie que les communes doivent désormais trier (ou faire trier) leurs déchets afin de récupérer tout ce qui peut l’être et le valoriser, soit en le recyclant, soit en fabricant du compost, soit en l’incinérant pour récupérer de la chaleur ou de l’électricité.
Les déchets ménagers, par exemple, se composent d’environ 30% de matières organiques végétales et animales qui peuvent servir d’engrais après compostage (comme le font les jardiniers), de 50% de matières recyclables (papier, carton, verre, matières plastiques, métaux) et de 20% seulement de matières non recyclables. Après avoir été triés, le compost et les produits recyclés peuvent être vendus et il ne reste que 20% des déchets à mettre en décharge. C’est par la valeur des produits vendus qu’on valorise les déchets.
Les incinérateurs et la valorisation énergétique.
L’autre valorisation possible, la valorisation énergétique, passe par l’incinération dans les UIOM. Cela consiste à brûler les déchets dans une chaudière spéciale en évitant, dans la mesure du possible, de polluer l’environnement car toute combustion produit des fumées et des cendres. En plus de tous les polluants qui se trouvent déjà dans les déchets et qui sont libérés par leur combustion (1) (2), celle-ci fabrique des dioxines et des furanes extrêmement toxiques (3). Tout ces produits nocifs, dangereux ou toxiques se retrouvent dans les déchets produits par l’UIOM sous forme de fumées et de cendres et sont nocifs pour la santé et l’environnement.
Les fumées doivent donc être filtrées pour ne faire passer dans l’air qu’une dose "acceptable" de polluants par rapport aux normes (4). Ces doses très faibles réclament une technologie d’épuration complexe, donc coûteuse et aléatoire (les pannes sont fréquentes). Les résidus de filtration des fumées (5) qui concentrent les toxiques, sont dangereux à manipuler pour le personnel et ne peuvent être mis que dans des décharges spéciales (6).
Les cendres des chaudières contiennent aussi des produits dangereux mélangés à des métaux et à des matériaux inertes qui constituent le mâchefer. Les métaux sont lavés (7), triés et récupérés. Le mâchefer doit également être lavé (7) et stocké avant d’être "valorisé" (8).
On comprend donc que l’incinération des déchets requiert une technologie poussée et qu’elle est potentiellement dangereuse pour les employés des incinérateurs, ainsi que pour les habitants alentour et l’environnement. Ces risques vaudraient peut-être la peine si la valorisation énergétique donnait des résultats probants, mais son bilan n’est pas du tout convaincant (9). À environ 100 euros la tonne de déchets incinérés la "valorisation énergétique" coûte cher aux communes et plombe les impôts locaux!
Pourquoi avoir fait un pacte avec le diable?
La loi de 1975 ayant posé le principe des plans d’élimination des déchets, la loi de 1992 en précisant le contenu (interdiction de la mise en décharge et valorisation) la circulaire "Voynet" du 28 avril 1998 insiste sur la nécessité d’augmenter la part du recyclage et de la valorisation matière et, ainsi, de limiter le recours à l’incinération et au stockage. Comment se peut-il, par conséquent, que les plans départementaux d’élimination des déchets (PDED) pour la Savoie et la Haute-Savoie prévoient de ne recycler qu’une petite partie des déchets (10) et d’incinérer la quasi-totalité du reste? Pourquoi polluer en brûlant ce qui pourrait être recyclé ou valorisé par compostage? Les maires et conseillers généraux auraient-ils vendu leur âme au diable pour s’être laissé entraîner sur la voie périlleuse du tout incinération?
L’explication est moins rocambolesque: ils ont seulement mis le doigt dans un engrenage.
Que faut il pour incinérer des déchets ? Une UIOM, plus le personnel compétent pour la faire fonctionner, ce qui n’est pas à la portée d’une commune. Ce ne sont donc que des groupements de communes qui ont pu rassembler les fonds (11) nécessaires à la construction des UIOM par les entreprises spécialisées qui en assurent l’exploitation. Ces entreprises ne font des profits suffisants qu’à la condition d’incinérer des quantités énormes de déchets ce qui "oblige" à limiter le plus possible la valorisation matière. C’est un système vendu "clés en mains", ce qui est bien pratique pour les élus, mais coûte très cher aux électeurs, qui payent les taxes et les impôts locaux…
Si, encore, il suffisait de payer pour être débarrassé une bonne fois de ces satanés déchets !
Avec l’incinération, ça n’est vraiment pas le cas et les Plans d’élimination des déchets ne méritent vraiment pas leur nom puisqu’ils ne font que transformer des déchets en d’autres déchets qui concentrent les produits nocifs et en fumées qui les dispersent dans l’air que nous respirons.
Qui plus est, les Plans concoctés par les administrations préfectorales de Savoie et de Haute-Savoie ne tiennent aucun compte du principe de précaution (12) énoncé dans la Charte de l’environnement, bien que celle-ci fasse partie maintenant de la Constitution de la République française. Ils ne valent pas plus que leur poids de papier recyclé.
Pierre Ottin Pecchio
Union Santé Contre Pollution
98 route de Corbier 74650 Chavanod
uscp_savoie@yahoo.fr
 
 
 
 
Quel avenir pour Nice?

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Entretien avec Alain Roullier, président de la Ligue pour la Renaissance des Libertés Niçoises.
Cet entretien, abrégé par Le Savoisien, est paru sous sa forme intégrale dans le journal Les Nouvelles Niçoises n°14 en février 2005.
Alain Roullier, beaucoup de Niçois nous le demandent : que pensez-vous faire, lors des prochaines municipales?
— Nous offrirons aux Niçoises et aux Niçois une occasion unique de revendiquer, fermement, officiellement et par les urnes, la liberté de Nice. Une telle opportunité ne s'est pas produite depuis les élections du 8 février 1871. À l'époque, malgré les fraudes du préfet français Dufraisse, trois députés indépendantistes, Garibaldi, Piccon et Bergondi, avaient été élus avec 73,72% des voix, soit 47 874 suffrages exactement.
 
Pourquoi Nice n'a-t-elle pas retrouvé sa liberté alors?
— Garibaldi a été invalidé par le parlement français, Bergondi s'est "suicidé"... Le petit adolphe thiers sans majuscule a envoyé 10 000 fusiliers marins, la gendarmerie, la cavalerie et l'artillerie envahir Nice dont les grandes artères étaient barrées par les canons français prêts à mitrailler les Niçois; je vais publier bientôt des documents d'époque inédits à ce sujet car l'histoire de Nice a été totalement falsifiée par la France. Les Niçois se sont soulevés et tiraient à coups de revolver sur les troupes entourant la Préfecture; il y eut plus de 300 arrestations et on déporta beaucoup de gens, et même des notables dans diverses prisons françaises, dont celle de l'Ile Sainte-Marguerite. Aujourd'hui je doute fort qu'un vote souverainiste de Nice entraîne une expédition coloniale aussi ignoble, car les Nations Unies ont posé pour premier principe que les peuples avaient le droit absolu de disposer d'eux-mêmes. Le temps des colonies et des canonnières est passé, le régime jacobin parisien devra s'y faire. D'ailleurs ses jours sont comptés puisqu'il va incessamment se diluer dans l'Europe; cela lui évitera la banqueroute finale.
 
De quelle manière Nice pourrait-elle concrètement être libre?
— Premièrement, le peuple niçois doit impérativement reprendre le pouvoir municipal en 2007.
Deuxièmement, le nouveau Conseil municipal doit installer des Niçois à tous les postes dépendant de la Mairie puis immédiatement reconstituer le tissu social niçois dans la ville, dans les quartiers, dans les écoles, dans l'économie niçoise, dans les administrations municipales, dans les actions culturelles et dans toutes choses dépendantes de Nice.
Troisièmement, les Niçois, unis, doivent exiger, je dis bien exiger, la séparation totale de Nice avec Marseille et la "région PACA" (ce terme technocratique que je déteste cache une entité hybride et artificielle, destinée à noyauter et à dépouiller Nice) et prendre toutes mesures de rétorsion économiques et politiques si leur juste demande n'était pas entendue.
Quatrièmement, les Niçois doivent engager en même temps des négociations avec Paris et Bruxelles, en vue d'obtenir rapidement une souveraineté pleine et entière comme en bénéficient toutes les autres provinces des pays européens: les Länder allemands (la Bavière, la Thuringe et la Saxe sont même des États libres, "Freistaat"), les provinces belges, l'Écosse, l'Irlande et le Pays de Galles, pays tous dotés de parlements et de ministres.
Rappelons que l'Espagne depuis 1978 est composé de 17 communautés autonomes disposant chacune d'un parlement et de ministres, que les provinces italiennes sont titulaires de pouvoirs régaliens, que le Pays Basque espagnol, quasiment libre, entame actuellement le processus "d’Indépendance-Partenariat" avec Madrid, que le Val d'Aoste est libre aussi; Brême, Hambourg, et Luxembourg sont des villes franches... Même la Suisse, qui n'est pas dans l'Union, est une confédération de 23 Cantons souverains. (...)
Avec une forte pression populaire, c'est plus que possible: si les Niçois veulent une indépendance de fait, ils l'auront. J'ajouterai qu'ils doivent se hâter de réclamer leurs droits car de toute manière, les régions françaises seront souveraines un jour et si nous ne le faisons pas, c'est Marseille, capitale de la "Paca-Pacotille" qui sera libre et décidera pour Nice, considérée comme sa lointaine banlieue...
 
Vous êtes donc pour la grande union européenne?
— Évidemment, c'est une chance fabuleuse pour Nice, Garibaldi déjà l'avait prévu. La France va incessamment transférer ses derniers pouvoirs d'État à l'Europe. La règle de souveraineté des provinces prévaudra fatalement car la France est le seul pays d'Europe qui confisque leurs libertés, partout ailleurs, les provinces bénéficient d'une très large autonomie, qui vaut indépendance : parlements, députés, ministres, vote des impôts, pouvoirs de police, etc.
 
Vous pensez que l'Europe donnera à Nice ce que la France refusera?
— La France a confisqué illégalement la liberté de Nice et de la Savoie, ce ne sont pas ses propres tribunaux et les juges qu'elle rétribue qui vont nous la rendre ; on ne peut demander à un voleur de se condamner lui-même (notons une très récente exception: un jugement en première instance du tribunal de Saint-Julien en Genevois qui reconnaît les zones franches de Savoie embarrasse beaucoup l'administration Française). En revanche, deux dispositions de la constitution européenne permettent déjà une action en faveur de Nice et de la Savoie: au Titre II, l'Article 107 dispose : "Toute personne dont les droits et libertés, garantis par le droit de l'Union, ont été violées, a droit à un recours effectif devant un tribunal dans le respect des conditions prévues au présent article, etc.". Au Titre V, l'Article 11-104 dispose: "Tout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre, a le droit de pétition devant le parlement européen".
Ainsi les hautes instances judiciaires européennes sont garantes d'une vraie démocratie puisqu'elles ne sont soumises à aucun État membre en particulier et qu'elles appliquent le droit de l'Union destiné à réprimer les abus des droits particuliers. D'ailleurs, actuellement, la France est souvent condamnée par la justice européenne, et elle doit s'exécuter, ce qui coûte cher à ses contribuables. Mais personne n'a l'air d'en tenir compte, et ses tribunaux continuent à agir comme si le droit de la République française était d'essence divine. Dès que la constitution européenne sera adoptée, la République perdra définitivement la petite apparence de "divinité" qu'elle tente encore d'imposer afin de masquer sa faillite morale et économique. Le coq gaulois, dans les prétoires, devra pousser ses cocoricos moins fort et d'une voix plus juste, sous peine de recevoir des coups de bâton européens.
 
Nice aurait-elle les moyens financiers suffisant pour être libre?
A. R. : Voyez donc la brillante réussite d'Andorre, de Monaco, de Luxembourg et du Liechtenstein. Si Nice était libre, elle doublerait au minimum son PIB et ferait beaucoup mieux que Luxembourg (Nous avions calculé en 2003 que le PIB des Niçois passerait de 20 716 euros à 41 432 euros par an et par habitant). Nice dispose d'énormes richesses : deuxième aéroport de France (quatrième d'Europe), 12 % ou 13 % de parts du marché du tourisme, deuxième port de plaisance de France, deuxième MIN, site mondial pour les congrès médicaux, seconde ville après Paris dans le domaine des équipements de réseaux de communication à haut débit, le climat, la mer, la montagne et d'importantes ressources en eau ce qui, on l'oublie trop souvent, sera capital dans vingt ans ; à cela il faut ajouter les jeux, timbres-poste, licences et diverses activités et recettes possibles pour un état souverain.
Actuellement, avec ce que ponctionnent chez nous l'État, le Département et la Région, Nice nourrit trois ou quatre provinces françaises et nos experts ont calculé qu'en l'état actuel des choses, l'État seul est bénéficiaire à Nice, au minimum, d'une somme équivalent à un an et demi de notre budget municipal. En outre, les Niçois ne voient pas les retombées économiques d'un aéroport qui leur appartient et Marseille prétend rafler le port de notre ville que Napoléon III, puis la République, ont confisqué de force! Paris gaspille la moitié du budget de la Culture de toute la France afin de promouvoir un "Art" du n'importe quoi, à l'image de notre société, et se regarder béatement le nombril, alors que tout s'effondre dans la laideur, l'ignominie et bientôt la guerre civile...
Pendant ce temps, les monuments niçois sont en ruines, on rase notre patrimoine pour construire des lapinières en béton que les faiseurs d'argent vendent à prix d'or à des gens qui non seulement nous envahissent, mais souvent nous critiquent, alors qu'ils marchent sans pudeur sur les os de nos ancêtres. Les Niçois, dépossédés, devenus étrangers sur leur sol, sont contraints d'aller vivre au-delà du Var ou de s'entasser dans les " zones de non-droit " que l'on doit à la veulerie des politiciens français qui eux, en revanche, vivent luxueusement et à l'abri du danger, avec notre argent. Cela doit cesser et un seul moyen existe : le Peuple Niçois doit impérativement et très vite reprendre le pouvoir chez lui, à commencer par le pouvoir municipal."
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Plaques d'immatriculations savoisiennes.
Si vous êtes membre de la Ligue savoisienne, vous pouvez équiper votre véhicule (auto, camion, moto) de plaques portant l'inscription "État souverain de Savoie". Plusieurs modèles disponibles, au prix de 23 € l'unité.
Renseignements au 04 50 09 87 13